Je distingue mal le pays derrière l'orage.Un monde tout entier peut-être, un autre...J'ai beau sentir la terre molle gorgée d'eau sous mes pieds, il me semble pourtant n'être pas là.. La pluie battante ne trouble même plus mes yeux dont les paupières...
Et cette odeur encore... Cette odeur qui surgit parfois si soudainement de l'indifférence, au coeur de ses déserts gris... Cette odeur... Celle que souffle le coeur quand, trop gros, il s'épanche. Comme à chaque fois qu'une chose meurt. Cette odeur de...
Tournées les pages, ou en passe de l'être. Non. Tournées, et définitivement. Toutes ces chimères restées pendues à ses cieux si longtemps, se décrochent en silence une à une. La pluie est tombée sur celles qui devaient le tuer, et les mène à présent dans...
La nuit s'avance qui s'annonce blanche une fois de plus.J'entends le vent s'énerver sous les toits et la pluie qui bat parfois les vitres... Je ne comprend plus très bien les histoires qu'elle raconte à présent, plus à chaque fois, ses murmures m'échappent...
Les coeurs maudits qui errent, loin des routes aux abords des falaises, se connaissent tous déjà... Dans les bras de l`Immense Solitude, dans l`ombre caressante de la grande dame grise, ils sont du même bois, quelque soit le chemin que les coeurs tendent...
15-Les terreurs m'assiègent ; Ma gloire est emportée comme par le vent, Mon bonheur a passé comme un nuage. 16- Et maintenant, mon âme s'épanche en mon sein, Les jours de la souffrance m'ont saisi. 17- La nuit me perce et m'arrache les os, La douleur...
Le chemin parcouru dans le noir ne mènera à rien. Parce que des interdits bravés jusque là, il n'en est pas de plus grand.Dans les lumières blâfarde suspendues de l'autre côté de l'Oubli, rien ne réconforte et c'est pire que le noir. Parce que rien ne...
C'était tellement plus loin que dans mon souvenir...Tant et tant de retours, pour revenir sur un toit et contempler la Mer.Et deviner sous la Nuit, les enfers qui s'étalent derrière les brumes chaudes.Et ces demeures lointaines d'où proviennent les voix......
Quelque chose n'est plus.Je n'entends plus, je ne vois plus.Et les jours déroulent leurs banals mensonges, semblables à chaque fois, éternel recommencement.Mais ce n'est pas l'Ennui.C'est avoir cru un temps la disparition de l'Invisible.Allié auquel on...
Croi s -t u que je p ou r r ai r e pr e nd r e e nfi n ma ro u t e, S ans ve r s er d ' au t res lar m e s s ur t out ce qu i n ' e st p l us ? Suis- j e a u mo ins a ss e z fo r t p o ur r est e r à ma pl ace? Me c ro i s -tu ass e z b r ave p ou r ne...
"Oh, Starbuck! it is a mild, mild wind, and a mild looking sky. On such a day- very much such a sweetness as this- I struck my first whale- a boy-harpooneer of eighteen! Forty- forty- forty years ago!- ago! Forty years of continual whaling! forty years...
La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres D’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe...
Il y eut de ces heures de ce sommeil trop lourd, qui couve tout le jour et demeure vide de rêves.Mais de ce calme sourd où plus rien ne vibrait, après le bref orage qui par étonnement éveille presque la honte, le noeud s'est vu défait et presque de lui-même.Un...
"Où s'élèvent les derniers murs qui, dominant sur l'abyme du néant, enferment dans leur enceinte le séjour des êtres ? A quel point de l'espace le Créateur s'est-il arrêté, a-t-il terminé les lignes de son plan, et déposé sa balance ? Quel est le lieu...
S'abîmer... Rien qu'un passant.Un étranger, toujours, partout, un voyageur dans l'âme qui n'a que faire d'un but.Peut importe où l'on va. L'important c'est le départ. C'est que la plaine défile, que les déserts se meuvent, que la mer accompagne.L'abscence.Quand...
"Saignant sur le mur, vivante, rouge ou à demi infectée, c'est la plaie d'un homme; d'un Mage qui l'a mise là. Pourquoi? Par ascèse, pour mieux en souffrir; car, sur soi, il ne pourrait s'empêcher de la guérir grâce à son pouvoir thaumaturgique, naturel...
La Grise rôde chez les géants, presque palpable elle se plante dans l'air à la tombée du soir, prête à serrer le coeur des vagabonds mélancoliques, qui se plaisent à errer sous la pluie en longeant la falaise. Rien d'humain ne semble s'être ancré ici....
Retournons là-bas.Retournons scruter le retour des fantômes des baleiniers, bas sur l'eau, pour toujours lourds de leurs longues croisières. Arpenter les sentiers dans le sable, les arbres plantés dans le sable, les plantes des dunes.Les falaises sablonneuses.Les...
Par cent fois le retour fût ici annoncé. La mort de la putain souveraine, et la longue marche qui reprendrait bientôt. Vers le dépouillement le plus complet, vers le Rien le plus parfait. Vide, vide, en-dedans comme en-dehors. Les ténèbres sèches et muettes....
Quand ai-je appris cette chanson ? A qui pensais-je en l'écoutant ? C'est donc ainsi qu'on oublie. Sans heurts ni soubresauts. Sans le moindre soupir. On a rien vu venir. Et c'est ainsi qu'on oublie. Ainsi, on meurt. Pas à pas, montagne après montagne,...
Petit à petit On a laissé s'éteindre les voix de l'autre côté, évanouies dans le souvenir d'une Foi que l'on croyait inusableL'autel ne compte plus de cierges, aucun parfum ne reste plus suspendu dans l'air comme avantLorsqu'on offrait l'encens et le...
Soudain, j'eus peur.Un peur sourde. Angoisse installée, grande comme le désert.Mais elle avait perdu le goût de ces poisons connus, elle sentait le vide et l'anéantissement. Ses bords étaient tranchants, affutés par l'oubli et par l'Infférence...Je ne...
Hotouob, parle-moi... Je me suis fondu dans le royaume, il semble que j'aie épousé les contours du siècle, doucement, sans heurts, je n'ai rien vu venir.Et je n'entends plus, je ne vois plus les ombres.Peut-être que tu me parles, et moi, je n'entends...
Pour ceux qui sont restés, pour les pilliers de toujours que l'on ne rencontre plus qu'au fil des lustresPour ceux qui n'oublient pas, et qui comme nous, chérissent ces souvenirs, quand on croyait être tout seulQuand le jeu nous accable et que le tonnerre...
"... Le destin, vois-tu, est à la base et au faîte de la vie humaine, il ne permet pas toujours à ceux qui s'aiment de vivre réunis ; comme les eaux du torrent dispersent les épaves qui y surnagent, ainsi le destin entraîne les êtres égarés sur l'océan...