L'inquiétude... Une projection de ses propres névroses sur ceux-là qui n'ont rien demandé.Délires paranoïaques qui grossissent et nécrosent la raison. C'est que les inquiets s'alimentent d'un rien. Vouloir aider, sortir un tel de son trou, aider un autre...
Le courage me manqueLe courage me manque Pantin brisé de ce qui fut. Désarticulé.Je n'ai jamais bien compris, on ne m'a rien appris. Il est des choses qui ne s'apprennent pas, des choses que l'on sait."C'est ainsi" disent-ils, avec le sourire attendri...
Androgyne tu sais trop bien qui tu es...Fils de Rien, pauvre Pierrot, tu connais la farce qui t'a jeté au monde.Etranger, fantôme insaisissable qui se désintéresse de la chair, tu connais trop bien ta place.Fils et fille de Rien, progéniture de l'ombre...
Le sommeil réparateur. Encore une imposture.Rien qu'une nouvelle farce dans la grande farce... Comme des poupées russes... Quelque chose s'est brisé, définitivement, une connection rompue. Il sombrera encore, mais ne dormira plus. L'inconscience.Peuplée...
Je n'ai pas peur et je ne me réveillerai pas Et les portes claquent dans la grande entrée froide. Dressés les escaliers de marbres qui ne mènent nulle part. -Des fenêtres fermées sur des murs de briques sales- L'air est vidé, les murmures étouffés, même...
Je ne sais plus que pleurer...D'avoir soupiré trop fort, trop longtemps.Je ne sais plus écouter, ni voir ; rien, rien...Ce que j'ai perdu, jeté, ce qu'on m'a pris, ce qui est parti, par son absence m'arrache le coeur, pétrit ma vie d'Ennui.Interminable...La...
Mai, Si c'est ma peau que tu veux, prends la, elle ne vaut plus grand chose je te la donneMais non, ne me torture plus, je ne sais plus subir tes assaults, mai,Tu es trop fort pour moi,Et je suis trop triste pour te résister Mai j'ai l'estomac gonflé...
Je suis rentré. Pour voir si la mer était toujours muette, si l'automne allait finir par arriver, si j'allais enfin respirer, de nouveau.Je ne sais pas encore. Mais je suis revenu. Pour combien de temps, je l'ignore.C'était trop raide, trop glissant.Et...
La grande imposture de l'ailleurs. Les mensonges entonnés par la mer, ce que dénoncent les vents qui battent le Cap Nord.Ce qu'on fredonne tout bas lorsqu'on contemple le ciel des nuits sans lune.Devenir celui qui a foulé toutes les terres sans que cela...
Là où couvait la foi il n'est plus qu'un trou vide.Je ne sais plus prier, je ne perçois plus rien derrière le voileLe monde dans une lumière d'hôpital trop blanche et sans mystèresSans ombres, sans histoires à imaginer Dans cet alors toujours nouveau...
De dessous les grandes arcades aux pierres lisses, je vis la pluie qui tombait sur la nuit. Et le ciel était clair, et la lune brillait.Je sortis seul dehors sur les dalles miroitantes, et par delà les ombres de deux immenses tours, je vis se dessiner...
Parce que tu n'es plus là, je ne comprends plus rien, ne vois plus rien.Les ombres ne sont plus que des ombres, la nuit ne parle plus.Je n'ai pas réalisé tout de suite, je n'ai pas su discerner assez tôt ton silence.Je n'avais jamais craint de te perdre,...
Tu ne sais pas si tu doisoublierce qui continue d'existersans toi, malgré toi, contre toi, ou loin de toimais toujours sans toic'est Toi, le souvenirToile fantôme sur la grève quand la mer se retireles embruns invisiblesles crépuscules d'hier naguère,...
Inconcevable horreur.Torture par le gel, interminables agonies, L'Impuissance, et devant soi, l'Abandon du Ciel Le lac dévorera les enfantsLentementGrignotera les hurlements et les dernières forcesEt rien ne sera plus possible Rien ne viendra plusRien...
Mémoire trop préciseFantômes de plombprison des souvenirs qui jamais ne se taisent et tiennent tête au présentCloître du passé qui ne sait s'évanouiret ronge l'avenirmurre les fenêtres et tend soudain des chaînes que l'on croyait dissoutesMémoire maladedétails...
J'aurais dû me méfier Du goût enivrant de l'orageDes terribles tempêtes, des brisants meurtriersDes déferlantes cruelles qui font sancir les naviresLa vague scélérate qui m'éparpillerait J'aurais dû me méfier de la douceurDu goût de miel des nectars interditsDu...
Bien sûr je me souviens. De nos adieux au détour d'un rêve l'an passé.Il fallut te laisser partir enfin. Peut-être avais-tu déjà soufflé sur les cendres du grand tombeau blanc de ce qui aurait pu être. Peut-être attendais-tu là, patiemment, l'accompagnant...
Je suis revenu.Dans les ombres des pas tressés au fil des ans sur les mêmes trottoirs. Voilà longtemps que je je vis ici.On est parti très loin encore, se façonner de nouveaux souvenirs à épingler sur sa vie. C'est un art maîtrisé, mais la solitude n'a...
Je ne sais plus chanter. Je ne sais plus écrire. Ma voix est coincée dans ma gorge et les mots ne veulent plus se former. Il y avait une église. Un temple doré tout neuf. Depuis longtemps je ne voyais que des ruines. Et gravé dans la pierre : "L'homme...
Personne ne viendra plus attendre sur quai, Luneron.Personne, et tu le savais bien. "Il n'est plus mon Amour. Elle ne viendra plus, plus jamais. Elle ne viendra plus m'attendre sur le quai" Pauvre Luneron, tu pensais te noyer dans le souvenir brûlant...
La mer s'est assombrie et les vagues ont enflé.Et ce fut comme un gros et très profond soupir.On vit les fantômes d'écume courir sur l'horizon. Très vite.Trois bateau s'enfoncèrent, assaillis par les flots comme les biches par les loups.Et les vagues...
Je suis comme le Quetzal, je suis dans la demeure du seul Dieu ; je chante des chansons douces parmi les fleurs ; je chante et je réjouis mon coeur.Les gouttes de rosée s'évaporant des fleurs dans le champs enivrent mon âme.Je m'afflige de ce que même...
"Il n'est plus, mon amour.Le jour n'est pas encore levé sur les rails qui filent, et je sais qu'au bout du quai, là bas, personne ne m'attend.Ce train geint et s'épanche comme moi, et les voyageurs sans visages me traversent comme l'ombre.Et mon amour...
S'il partait pour de bon, ce mal lancinant qui me martyrise,si elle disparaissait soudain, l'insoutenable gêne, la souffrance écrasante Si elle me déliait les mains et désertait mon être, après l'avoir vidé du plus petit élan, et avoir désseché jusqu'au...
Tout s'est terminé.Le monde s'apprêtait à s'enfoncer dans la nuit, et rien ne le peuplait plus.Le soleil et la lune qui autrefois avaient été dieux, s'éteignaient doucement pour laisser le froid emporter le peu d'âmes affolées qui restaient égarées sur...