Par Super Pépin
S'il partait pour de bon, ce mal lancinant qui me martyrise,
si elle disparaissait soudain, l'insoutenable gêne, la souffrance écrasante
Si elle me déliait les mains et désertait mon être,
après l'avoir vidé du plus petit élan, et avoir désseché jusqu'au dernier sourire,
ce travail accompli, le vide étant parfait,
Qu'irais-je mettre à la place ?
Que lui apporterais-je, à mon âme, qui saurait surpasser les barrières infinies de l'Indifférence et de l'Ennui ?
Quelle musique exotique saura sortir un coeur usé de sa torpeur, quand tout aura cessé, même d'être douloureux
Quand la dernière plainte se sera perdue, qu'il n'y aura plus de larmes
Quand le dernier soupir ne sera même plus teinté du souvenir, quand l'absence ne pèsera plus,
quand l'interdit sera levé, pour la simple raison qu'on n'y prendra plus garde...
Quand j'aurai trop forcé, trop peiné sur la route,
A force d'espérer ce qui est trop loin de moi, ce qui est perdu déjà,
A force d'user ma foi sur de vaines prières
Et de chercher ce qui me manquera toujours
Quand plus rien ne comptera, et
quand même ma peine se sera tue
A quoi ressemblerai-je alors, et que sera ma vie ?
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