Par Super Pépin
Quand ai-je appris cette chanson ?
A qui pensais-je en l'écoutant ?
C'est donc ainsi qu'on oublie.
Sans heurts ni soubresauts.
Sans le moindre soupir.
On a rien vu venir.
Et c'est ainsi qu'on oublie.
Ainsi, on meurt. Pas à pas, montagne après montagne, vague sur vague, à mesure que la nuit engloutit nos arrières.
C'est ainsi qu'on oublie comment parler aux loups. Comment prier, écouter.
Comment allumait-on les chandelles qui bordaient le chemin ?
Rien que la Nuit, rien que le Froid. Et la solitude opaque tendue sur le Néant comme trame fragile.
C'est ainsi qu'on s'engouffre
dans le Silence et l'Absence...
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