Par Super Pépin
Je n'ai pas peur et je ne me réveillerai pas
Et les portes claquent dans la grande entrée froide.
Dressés les escaliers de marbres qui ne mènent nulle part.
-Des fenêtres fermées sur des murs de briques sales-
L'air est vidé, les murmures étouffés, même si le silence continue de gémir...
Fermés les coffres, jetées les clefs, brisée l'échelle pour monter aux greniers. Rien que des ruines, de la poussière, de la poussière, trop de saletés, trop de saletés.
Enterrées les histoires, les rêves et les espoirs. Enterrée l'Histoire, la seule, mortelle, la chaîne, le lien, qui semait la folie et déchainait les eaux. On ne la contera plus, on ne s'y perdra pas, on ne s'y perdra plus, l'ombre demeurera et creusera les plaies. Pour toujours.
Le silence et le froid, les bruits blancs qui comblent les trous d'eau qui n'auraient jamais dû se refermer, l'absence, l'absence.
L'absence
Le froid, l'indifférence, le silence et le vide, les marais qui s'étendent, et toujours le courant qui file entre les doigts.
L'obscurité pesante et les silhouettes fantômes des silures tranquilles au fond du fond des eaux. La solitude et son liceul glacé, ses pièges trop bien pensés et la douce malédiction qui portera le coup. Tout à la fin.
Les gifles des embrins qui sèchent l'oeil, la fuite sur les rails posés sur la mer et qui tracent, et le train pour nulle part qui ne repassera pas. Seul sur les rails, rien devant ni derrière, la mer autour et l'horizon interdit. Rien devant, rien derrière, venu du néant pour aller au néant et s'y trouver toujours.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog