Par Super Pépin
Le courage me manque
Le courage me manque
Pantin brisé de ce qui fut. Désarticulé.
Je n'ai jamais bien compris, on ne m'a rien appris. Il est des choses qui ne s'apprennent pas, des choses que l'on sait.
"C'est ainsi" disent-ils, avec le sourire attendri des imbéciles emplis de certitudes.
Et d'un air entendu ils continuent leur route, posant sur les danseurs leur regard mièvre et faussement bienveillant.
Profondément indifférent.
Je n'ai jamais compris
De mes déserts affligés je ne peux qu'observer. Il semble que je rate quelque chose de crucial, qui ne m'intéresse guère. Quel jeu jouent-ils qui me soit inconnu? Que m'est-il refusé? En souffrirai-je autant qu'ils me le laissent entendre d'une voix presque affolée?
Le courage me manque
...Et je ne comprend rien
Et ils tournent. Ils tournent et je ne comprend rien.
Je devrais deviner je le sens bien. Je devrais deviner et m'élancer aussi. Comprennent-ils vraiment tellement mieux que moi?
Il me manque une partie, un élément vital, quelque chose que jamais je n'ai trouvé en moi... mais qui pourtant, hélàs! n'existe pas ailleurs.
Pantin désarticulé de ce qui faillit être.
De ce qui aurait dû être.
Reste à jouer le jeu, à faire semblant...
Mais ils continuent. Et ils tournent, et je ne comprend rien.
L'improbable interdit! Il est si vaste, qu'il étend sur mon rêve, une ombre grande comme le monde.
Le courage me manque pour faire face à la brique.
Le courage me manque pour abattre le mur.
Le courage me manque
Le courage me manque
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