Je vais partir.Bientôt. Ailleurs. Puisque je ne suis nulle part ici. A mon retour, peut-être, que j'aurai un peu plus de moi à pétrir pour demain.Peut-être que aurai-je trouvé de quoi combler un temps le vaste creux que je porte. Je ne pensais pas. Je...
Aujourd'hui... Hors l'inquiétude étendue sous mes yeux, de celles qu'on dit banales parce qu'elles sont inévitables...Hors l'amertume qui me fait grimacer, la pointe traîtresse qu'on tente d'enterrer pour ne rien ajouter au tableau malchanceux...Hors...
J'ai marché mille fois sous de semblables cieux. Et où que je me trouve, les odeurs sont les mêmes, comme les cris des corbeaux, la lumière sur le pavé.Je me souviens des crépuscules sous ce même ciel trop bas, en ces terres au-dessus desquelles les nuages...
"Tu t'en vas sans moi, ma vie.Tu roules.Et moi j'attends encore de faire un pas.Tu portes ailleurs la bataille.Tu me désertes ainsi. Je ne t'ai jamais suivie.Je ne vois pas clair dans tes offres.Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.A cause...
Je lui demandai s'il ressentait la peur, et il me dit que non. Alors pourquoi pries-tu ? Il a posé ses doigts sur les pieds d'une sainte sculptée dans le bois, avec la gaucherie de ceux qui ont oublié "comment" être pieux... Avec empressement, avec égarement......
Anéanti.Mai, tu reviens, un peu plus cruel à chaque fois.Immanquablement...Mai, c'est ma peau que tu veux. Tu tentes de m'arracher les yeux, le coeur, l'esprit.Je le sens bien, et chaque année, tu te fais plus tranchant, plus violent, tu innoves,tu sais...
Sous les cadavres des chimères lointaines, toutes boiteuses qu'elles étaient lorsqu'elles te lacéraient... De sous l'humus s'élève encore leurs derniers râles. De sous la terre stérile de ton pays désolé, de sous les souches pourries et le poison des...
Ce n'est rien.Rien d'important.Juste de vieilles chimères qui se tordent encore au fond du gouffre que j'ai refermé sur elles. Cela arrive encore parfois. De loin, de tout au fond. Elles souffrent encore je crois. Angoisse résiduelle. Je crois...Ce n'est...
Acrylique mal assurée et mal assumée.
Pastel à l'huile et coups de canif vénères...
Si les sapins s'élancent contre la roche abrupte...
Et l'odeur de la pluie. De derrière le même tonnerre, il scrute, attend.Et rien ne fait écho au mutisme convaincu. Les mots de l'ombre restent les mêmes, retracent inlassablement les mêmes certitudes,toujours la même image de la foi aveugle et tenace....
"...Je prie"
"Tu es plus beau que la nuit. Réponds-moi, Océan, veux-tu être mon frère ?... Remue toi avec impétuosité... plus... plus encore, si tu veux que je te compare à la vengeance de Dieu ; allonge tes griffes livides en te frayant un chemin sur ton propre sein..."...
Mets tes mains sur tes yeux, et laisse aller le temps ; lorsque tu reverras, tout sera différent.
"je reste mon illusoire lettre à donnerje reste pour toujours les mots imprononçables..."
Ombre était un veau tout juste né ; mais j'ai choisi le chien qui deviendra chasseur.
"Ce que l'on peut vieillir en un seul été !Comme reviennent usées de leurs longues croisièresles figures de proue épouvantées blanchies par les tempêtes..."
"...Viens, viens, vent d'Aouraouviens, toi !" H.M.
Parce que je ne veillerai jamais sur aucun enfer...
Il y eut la neige.Beaucoup de neige. Qui n'est pas tombée du ciel, mais a recouvert l'étendue, comme ça, à cause du vent sans doute. Les arbres se sont figés et les fleurs ont péri.Les enfants ont couru s'enfermer dans la cuisine sale, et attendent sans...
MITAKUYE OYASIN
L'inutile mais nécessaire multitude.La complétude illusoire au service de l'apprentissage de la solitude muette.
Bon on fait quoi la prochaine fois?
Il y a des souris qui vivent sous les rails..