Par Super Pépin
Les coeurs maudits qui errent, loin des routes aux abords des falaises, se connaissent tous déjà...
Dans les bras de l`Immense Solitude, dans l`ombre caressante de la
grande dame grise, ils sont du même bois, quelque soit le chemin que
les coeurs tendent a suivre.
Partager le néant et contempler le vide ; entendre les pleurs obsédants dont sont faits les silences...
Bousculés
par les ombres visqueuses qui s`accrochent aux plaies et s`attardent
longtemps à élargir les trous dans les âmes meurtries, ils s`étonnent
des rumeurs qui s`élèvent au loin, complainte des fantômes qu`ils ne
seront jamais, mais qui pourtant éveillent quelques mélancolies...
L`ombre
ronge les coeurs, mais qu`il est doux parfois, le fragile interdit qui
empêche de Suivre et les condamne à se perdre en des terres
innondées...
Douce
malediction qui fait sourire la mort, car les cailloux tranchants qui
parsement les sentiers ne sont guère qu`illusions comme le reste.
Et
par delà les marais bouillonnants d`espoirs deçus et d`étoiles éteintes
chues du ciel de novembre, par delà les cieux calcinés peuplés de
chimères boiteuses, le grand rêve s`étale, sans pitié et sans but...

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