Mon pays se nomme Bon Vent, c'est un perpétuel adieu, un long départ discret.Bon Vent n'est qu'horizon, rien qu'un vaste océan vert où se perdent les plaintes des grands oiseaux de mer.Il y a beaucoup de pleurs car nul n'y demeure, et l'on peut voir à...
Lire la suiteRien ne pourra donc jamais demeurer simple ?De l'évidence, je veux de l'évidence, du reposLa PaixJe voudrais qu'on me dise que je suis pardonné"Je reviendrai lorsque je serai neuf"Mais ce que les songes me disent je ne peux m'y tenirQue je suis pardonné,...
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Qu'il était beau, notre temple !Ses fondations dans la vase, entre les galets noirs de ma plage abrupte et les rives nues de tes longs marécagesentouré des déserts nourris de ces solitudes que l'on voulait superbesTissé de rêves et d'argumentsde fines...
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Je ne sais s'ils auraient dévoré mon corps.Devenu inutile, et pressé de recommencer, j'ai souhaité m'en débarrasser.Pour revenir demain, neuf, vigoureux à nouveau.J'ai réfléchi longtemps, j'ai glané des avis auprès de ceux-là qui, depuis des barques en...
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Ainsi, je ne raconterai plus.A quoi bon ?J'ai retrouvé les carnets aux pages couvertes de rêves et d'aphorismes.Les conversations griffonnées tenues avec ces Autres de l'autre côté.J'ai relu, presque tout. L'évocation des plaies, le travail accompli,...
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Statique.Et puis, trop de questions, trop de CETTE question, acérée, piquante, insistante...Trop de ce flou localisé, sur ce que l'on sent être un gouffre, une autre épreuve, une autre mort.Alors on tremble. On craint le temps, le mouvement, et l'électricité...
Lire la suiteRappelle-moi Etiloat.Parle-moi encore de l'aurore boréale.Du crépuscule vert qui dort sur le pays figé. De l'eau absolument tranquille, de l'air pour jamais vide, des couleurs saturées d'un tableau qui retient son souffle.Rappelle-moi Etiloat.Comment...
Lire la suiteIl y avait longtemps.Que nous n'avions plus marché dans la neige, longé les rivières glacées à l'orée des forêts de géants.Lontemps...Si longtemps que le ciel d'Etiloat se perd dans les brumes au fond de ma mémoire...J'oublie, Sapa, j'oublie comment parler...
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Comme je voudrais pouvoirFuir, fuir encore...Je n'ai pas la force d'affronter quoi que ce soit. Pas encore.Je respire à peine de nouveau, avide de vents glacés et d'ailleurs abruptes.Enfin revenu de cet enfer étouffé qui me fit perdre tant.Je ne suis...
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Je n'étais pas conscient de cette division Je cherche une Sainte Croix au pied de laquelle déposer mes offrandes.Sans doute en nourrirai-je la Seine, faute d'avoir trouvé autel convenable. Il y a ces heures qui passent. Vite.Et ces milliers de coups reçus...
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