Par Super Pépin
Mon pays se nomme Bon Vent, c'est un perpétuel adieu, un long départ discret.
Bon Vent n'est qu'horizon, rien qu'un vaste océan vert où se perdent les plaintes des grands oiseaux de mer.
Il y a beaucoup de pleurs car nul n'y demeure, et l'on peut voir à terre la foule bras levés, de mouchoirs agités, de tous les chers fantômes qui furent de passage.
Il y a près du port un cimetière touchant où rouillent des millers d'ancres qui sont toutes brisées.
Reliques de tant d'échecs, de maisons saccagées par l'immobilité, d'histoires ensevelies dans les sables d'"ici"
Bon Vent n'a pas de lois.
Bon vent n'a pas de routes.
C'est une sente unique qui ne mène nulle part.
Un ex-voto brisé dans une chapelle en ruine.
Un perpétuel adieu, un long départ discret.
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