Par Super Pépin
Statique.
Et puis, trop de questions, trop de CETTE question, acérée, piquante, insistante...
Trop de ce flou localisé, sur ce que l'on sent être un gouffre, une autre épreuve, une autre mort.
Alors on tremble.
On craint le temps, le mouvement, et l'électricité dans l'air.
Terrorisé par un poison dont on ne rince jamais son sang.
On craint les mots, ceux qui s'échappent, ceux qu'on attend, ceux qu'on demande.
On craint les autres, on craint l'Ailleurs, on craint ses gestes, son peuple, et sa propre maison.
On craint, on attend.
Et l'attente est inconfortable ; l'espoir en devient douloureux ; l'impatience, mordante.
Alors je dors, et remet à plus tard.
Alors, tout se confond.
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