Par Super Pépin
"Pour prier Rejonik" les loups se sont gardés de toute directive.
Le très Vieux le très Grand, celui qui engendre les mondes, celui qui les dévore ; la rivière-monde qui tend l'infini vide et blanc du rêve, qui touche aux quatre coins du ciel d'Etiloat, qui contient toute chose, toutes les distorsions, et toutes nos essences ; qui nous pétrit et nous brasse inlassablement...
Préparer le long pèlerinage vers les cascades de granit maculées du sang noir de ceux qui en sont tombés, s'y sont meurtri, ont disparu...
Impossible à cerner, impossible à saisir, le Grand Serpent qui tout possède, qui est l'Unité même, et qui
se laisse porter par son propre courant ;
impossible à prier qu'en se
faisant mal ou en se prosternant aux pieds des avatars qu'on avait
reniés.
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