Par Super Pépin
Que roule ainsi la nuit et s'effacent les astres, les étoiles n'ont que faire des sanglots ici-bas. Souffle la brise froide dans les branches graciles, chante l'oiseau de ville sous les squelettes des pins.
J'aurais voulu mourir, ce me fut refusé.
Contrecarrer la Nuit est une trop grande affaire, même pour les loa ; l'affaire de l'Ondoyant aux desseins torturés, lové dessous la cendre.
une couleuvre rousse, une couleuvre blanche
Il faudra guetter l'aube qui jamais ne viendra, et puis conter une histoire, quand on sait qu'on devra balbutier, jusqu'à en suffoquer la bave aux lèvres.
Il faut continuer puisqu'il n'y a pas d'issue.
Infini désespoir sans rien qui le décrive, Vide noyé de cris, de spasmes révoltés
Désert empli de monts soulevés de vertiges, le hoquet douloureux, les yeux secs et rougis...
A genoux dans la boue il m'entendit peut-être, mais ne m'exauça pas. C'est l'affaire du Seul Grand, que lui-même oublie ; ignore tout à fait.
Pas l'affaire de Baron.
Mais sous ce ciel encore, je n'ai rien pu dire, n'ai pas trouvé d'histoires, n'en connais pas vraiment...
Alors je sais que la nuit sera longue et sans rivages. Qu'on ne connaîtra pas cette Fin que l'on voit esquissée tout au travers des mondes, sans jamais faire de bruit, sans rien faire tomber, finalement.
Ni repos ni néant.
Juste l'entre-deux vides, plus sombre et froid encor que la trame de fond.
29 octobre
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