Un de ces jours, encore, un de ces jour trop longs qui pèsent tant sur la nuque. L'absence encore, et toujours ce même poids, toujours ce même goût, ce même vieux sentiment... De Rien, de vide. De soi.
Le poids de l'existence comme le poids de l'hiver, le poids du temps qui passe et des pluies qui emportent..
L'absence. Et la poigne invisible qui interdit les pleurs tout en serrant le coeur. Les paupières qui peinent à se soulever devant l'absurdité. Les spectres décharnés que l'on voit s'affairer tout autour, partout, même pas étonné... avec l'indifférence de ceux qui ne sont rien.
L'inventaire réussi d'une vie qu'on ne s'approprie pas, et qui échappe toujours aux sens engourdis... qui ne prend plus la peine de semer quelque espoir... qui ne prend plus le temps, et se perd dans les brumes.