Par Super Pépin
Tu détournes les yeux.
Et tu ne les entends pas, les supplications semées dans tous ses rêves.
Celui qui se lamente vers toi dans toutes ses prières, a t-il si peu compté ?
Tu savais déjà, toi.
Tu savais déjà tout cela.
Sans doute avais-tu déjà joint les mains fébrilement, tremblé de tout ton être et n'être plus du tout.
Tu sais bien, on ne le fait qu'une fois.
On ne meurre qu'une fois aussi terriblement.
Et ensuite oublie t-on ?
Ne veux-tu pas m'apprendre ?
à oublier ces notes, à oublier la pluie,
à ne plus remercier pour la musique morte, pour les perles éteintes...
A refermer la boîte et lâcher les fantômes
M'apprendre à m'en aller, à laisser disparaître
A sourire comme toi, et à ne plus pleurer
A te laisser derrière, à les laisser partir, à les laisser se taire, s'effacer sans adieux
Les as-tu retrouvés, ces bouts de toi donnés à d'autres, ou semés sur tes pas aux endroits que tu aimais ?
Tiens-tu dans ta paume ce que tu es d'éternel ?
Celui qui prie pour toi en rêve, qui n'est plus rien du tout,
que vas-tu faire de lui, là où, malgré toi, tu l'emportes ?
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