Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

...

Ils sont partis.

Les orages n'ont pas grondé mais le ciel demeure pour jamais gris.
Les grands oiseaux sont loin, et le ciel qui baigne l'Antarctique s'est épaissi, dangereusement.
Sur la mer la corne de brume s'est tue ; et l'on ne prend plus garde à ces vaisseaux errants mangés de rouille sombre, que l'on voit s'évanouir à l'aube, distordant les plaintes molles de leurs fantômes déchirés.

Tu te souviens, tu avais serré ma main, très fort...

Tout a glissé.

On a entrevu un instant ce qu'on ne peut nommer, qu'on ne soupçonnait pas.
Et qui brilla trop fort, irradiant tout notre être, brûlant nos yeux fragiles.
Et, lorsque l'on s'est retourné, fourdoyé, étourdi, il n'y avait plus rien...

On n'existait déjà plus.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article