Par Super Pépin
Parce que peu à peu, on le voit bien, on s'essoufle et s'épuise, on s'éteint, on s'enlise...
On est bien fatigué et l'on voudrait dormir, et ainsi disparaître, comme le reste du monde...
Tout, tout a fui, tout a glissé d'entre nos doigts ... On n'a pas pu, pas su.
Retenir les fragiles espoirs tissés devant nos yeux, au terme de ce qui semblait avoir été le plus pénible des voyages...
Mais il y eut plus lourd, il est venu plus grand, plus tranchant, plus aride.
Qui nous laissa sans voix, étranger à soi-même, indifférent... Ce qui était précieux, qui nous était si cher... devenu hostile à mesure qu'on s'éloigne.
Le deuil de soi-même...
Il semble que plus rien ne compte désormais. Plus rien ne parle, et tout est gris, et tout est plat.
On ne comprend plus rien, on ne suit plus personne, on est déçu de soi.
Et on est fatigué...
On est si fatigué...
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