Par Super Pépin
Qu'elles sont pénibles ces heures que l'on passe à errer en regardant le sol ; terribles heures d'attente, gaspillées, gâtées, à contempler le vide, à sous-peser l'angoisse... La lassitude est vaste, la solitude, sourde. Tous ces autres sont gris, et leurs voix se confondent et les visages se perdent, tout est devenu flou ; l'harmonie s'est brisée, la musique étouffée... Une très longue plainte, c'est tout ce qu'il en reste, un sanglot acéré qu'on ne peut contenir... Et le Poison qui mute, le poison qui s'affaire, dans l'air même qu'on respire et les couleurs du ciel, dans le regard des autres et l'odeur de la pluie...
Faux signes et vains espoirs, poison, poison encore...
Les dionées patientes sur le bord du chemin...
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