
Je me suis absenté.
L'orgueil des lâches est au creux de mes mains, réduit à cette même poussière humiliée qui couvre mes châteaux de boue.
J'ai vu passer ici les Porteurs silencieux qui annoncent la fin. Dans leurs yeux j'ai bien vu la couleur de ces cieux qui ne savent qu'être gris, comme ceux qu'on se figure noyer le bout du monde. Ceux là chargés d'étoiles nauséeuses, et qui pèsent si lourd, si lourd, sur les êtres qui plient. Et s'affaissent.
Simplement contempler, attendre et constater.
Se contenter d'errer dans les désert peuplés d'espoirs tout mutilés, sans savoir comment "être" et sans pouvoir apprendre.
Sans même vouloir apprendre.
Attendre et constater, de loin.