Par Super Pépin
L'abandon
Le renoncement
Briser le cercle, ne pas reproduire l'Erreur. Une transition. Qui sait vers quoi...
Pas moi en tout cas.
L'abandon... le renoncement...
La solitude profonde et interminable, un océan sans rivages...
Pourtant c'est le désert qui avance. Et moi, je ne bouge pas.
Je demeure immobile tandis que le monde tourne et change.
Disparaît.
C'est le désert qui passe. Depuis toujours. Je ne bouge jamais.
J'observe simplement ma vie défiler, passager taciturne d'un train vide, sans chauffeur, le museau écrasé contre la vitre sale.
Le regard perdu dans ces immensités pressées.
Mes déserts monochromes ressemblent à mes espoirs.
Qu'ils soient de glace ou de dunes, de sel, d'eau ou de poussière, ils sont humblement vastes, magnifiquement perdus.
Inexistants, pourtant infinis.
Ils défilent inlassablement.
Parfois, j'aperçois de sombres processions, formées des ombres du passé, qui m'encerclent et se rapprochent pour me serrer la gorge.
Fantômes endeuillés de toutes ces choses perdues.
Le silence et le froid.
Le néant revient toujours chercher ses enfants.
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