Par Super Pépin
Rends-toi mon coeur.
Nous avons assez lutté.
Et que ma vie s'arrête.
On n'a pas été des lâches,
On a fait ce qu'on a pu.
Oh ! mon âme,
Tu pars ou tu restes,
Il faut te décider.
Ne me tâte pas ainsi les organes,
tantôt avec attention, tantôt avec égarement,
Tu pars ou tu restes,
Il faut décider.
Moi, je n'en peux plus,
Seigneurs de la Mort
Je ne vous ai ni blasphémés ni applaudis.
Ayez pitié de moi, voyageur déjà de tant de voyages sans valises,
Sans maître non plus, sans richesse et la gloire s'en fut ailleurs,
Vous êtes puissants assurément et drôles par-dessus tout,
Ayez pitié de cet homme affolé qui avant de franchir la barrière vous crie déjà son nom.
Prenez-le au vol,
Qu'il se fasse, s'il se peut, à vos tempéraments et à vos moeurs,
Et s'il vous plaît de l'aider, aidez-le, je vous prie.
Henri Michaux - Ecuador
images Kubin
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