Par Super Pépin
Mai...
Comme je crains tes sursauts, mai, comme tu m'as brisé, comme tu as broyé mes mains...
Mai, que me réserves-tu cette fois ?
Comme à chaque fois, vas-tu me tordre l'âme et m'écorcher les yeux ?
Mai, tu m'as tremblant sous tes courroux, j'ai sentis son souffle cette nuit, et j'ai frémis.
Mai, j'ai cru revoir des routes, bien moches, bien acérées, mais des routes quand-même, qui menaient vers l'Ailleurs.
Mai ne les dévore pas, mai, aies pitié de moi.
Tu m'as tout pris naguère, et m'a laissé en vie
Tu t'es montré cruel, comme le chat refusant de croquer la musaraigne, épuisée par le jeu mortel.
Mai, oublie-moi s'il te plaît,
ne me regarde pas,
je t'implore, mai,
ne m'écrase pas...
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