... Et des promesses de rien.
Du réconfort des liens qu'on a cru plus forts que la mort...
De la chaleur des rires et de tout ce qui, alors semblait sceller des voeux.
Des trahisons cachées, des rancunes tardives et des vices blessant.
Des déceptions si grandes que l'on en perd la voix.
De la confiance qui s'étouffe, sous la douleur de l'étonnement...
De l'ingratitude se justifiant trop bien.
Des Autres.
Assez. Ne me cherchez plus, n'attendez rien de moi. Plus jamais.
Je ne serai plus là. Vous ne me croyiez pas. Qu'importe à présent.
Je m'en irai tout seul, je ne veux plus de vous, vous m'avez tout mangé, que vous m'ayez trahi, abandonné, que vous n'ayez rien compris et ne m'ayez pas vu...
Je ne veux plus de vous, je ne veux plus personne, je n'attendrai plus, n'espererai plus rien.
Ceux là qui on fait de moi un autre, ou qui m'ont cru précieux, indispensable, et qui se sont trompés et oublieront bientôt.
Je serai indulgent, bienveillant, et absent.
Et je n'oublierai pas, j'ai pesé et pensé chacun de mes mots.
J'ai tenu mes promesses et j'ai été fidèle, et loyal.
Je serai indulgent, ne condamnerait plus, ne jugerai plus que moi.
Je redeviendrai sourd à leurs mots, me fermerai de nouveau à leurs accolades d'inconséquents, je sourirai beaucoup pour qu'ils me croient leur ami, je voilerai mes yeux pour les porter ailleurs.
Je n'oublierai pas qu'ils avaient dans leurs mains mon âme tout entière. Et je me souviendrai de ce qu'ils en ont fait.
Et ils ne m'ecorcheront plus.