Par Super Pépin
Les trois épées mon Ombre, ce qui transperce et marque, l'enterrement silencieux.
Nos errances, Sapa, le long des corps des monstres endormis pour l'été.

J'ai trouvé, sous mes pas, les restes poussiéreux de ce qui semblait m'avoir été arraché, cette fois là ; il n'y avait plus rien qu'un morceau de calcaire, froid et mort, qu'il me fut difficile de bien reconnaître. L'épaisse étendue grise a reccueilli alors le dernier des soupirs qui me retenait là, et l'oraison fut brève sous les nuages en fuite.
Les trois épées, mon Ombre, le souffle dur et froid de ce ciel étranger que nous portons en nous.
La rose des vents au sol, face aux îlots jetés sur le large indifférent, et les ancres brisées gravées sur des demeures qui se veulent éternelles.
Le calme du départ sans regards douloureux, la vide tranquilité des passions achevées ; nous nous sommes reposés.
A présent, partons.
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