Par Super Pépin
Longuement, en silence, j'ai contemplé la relique écorchée d'un été bien chargé, entrevu les fantômes que j'ai laissés ailleurs.
Goûté les vapeurs encore vives du poison doucereux des pays parcourus il y a trop longtemps.
"au delà de ce qui ne tue pas"
Je me suis rappelé un soir où ma voix s'envola sans que je sache pourquoi, et je ne sais toujours pas comment elle a su revenir. Je ne chercherai pas, ne déroberai rien de plus.
Il fut semble t-il possible de considérer ces lignes avec moins d'effroi, et même d'en arracher certaines afin de les mieux voir.
Pour relever les yeux sur mes quatre grands murs, et admettre que je suis toujours là, et qu'au moins pour cette fois, je n'ai pas disparu sous l'orage là-bàs.
Finalement rien n'est resté, je demeure incapable de retranscrire l'instant, soucieux que je suis de m'épargner les retours acérés.
Il faudra bien que cela change.
Novembre est là. Moi je ferme les yeux, j'attends.
Le vent, l'orage, ou la lumière de l'aube.
Des points sur l'horizon vers lesquels tendre l'âme.
J'ai éteint les chandelles qui balisent ma route, pour rejoindre la Mer il me faudra la Nuit.
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