Par Super Pépin
Il y a le trop lourd sentiment de s'être dit adieu
et d'avoir enterré tout ce qui a été, et tous ceux que nous fûmes.
Il y a la nostalgie, écrasante, malsaine, l'opacité des souvenirs qui agissent comme un poison sur le mauvais décor que porte le présent.
Il y a le malaise persistant, et la peur de ne pas savoir laisser derrière
le deuil de soi-même
Il y a le fantôme de ce qui aurait pu être, de ce qui a été refusé,
de ce qui est pour jamais inconsolé
Qui étions-nous pour pleurer si fort ceux qui sont morts depuis, qu'on ne laisse pas partir
Qui sommes-nous devenus pour demeurer tendu vers ce passé commun, attachés si fort à ce qui n'est plus que souvenir ?
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