Par Super Pépin
De l'Ailleurs qui te mange.
De la mauvaise époque, des excuses séculaires.
Combien je souhaiterais t'assurer qu'elle s'éteint, cette brûlure intense qui te fait trépigner.
Pourtant...
Combien tu serais triste, quand même tu la perdrais, ne serait-ce qu'un instant...
L'inconfort nécéssaire, l'indispensable peine qui déchire ta maison, te nomme vagabond, et t'envoie par les routes chercher ce qui te manque...
La quête du secret, inexistant.
J'aimerais te promettre que tu iras toujours, que ta vie sera faite de départs innombrables, et seulement de départs... te jurer sur mes yeux que j'y crois sans fléchir, que j'y croirai toujours...
Que le vent et la mer nous emporteront bien, peu importe l'endroit, pourvu que ce soit loin.
A toi qui, comme moi, n'a nulle-part sa place, à toi qui te flétris aux odeurs familières, dont le regard ternit quand on parle d'ici...
Il n'est qu'un seul endroit qui soit gardé du monde, veillé par la Grande Ourse et par la Croix du Sud cousues sur un même ciel. Il n'est qu'un seul endroit au fond du fond de l'âme, que l'on cherche en creusant, en interrogeant l'aube, et durant mille vies, que l'on rêve, que l'on prie... un seul sanctuaire, au plus près de tes mains, si loin de l'horizon...
Je n'ai pas de réponse, je cherche encore, tu vois.
Et plus je compte mes pas, plus le froid m'engourdit...
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog