Par Super Pépin
Relire tous ces cahiers, les uns après les autres. Revivre un peu peut-être ce qui est demeuré, parfois réaliser qu'il ne reste de plus rien de cette blessure là, ou de ces autres fers qui nous brûlèrent les paumes, si fort...
Relire ce qui repose, sourire, quelques fois s'agacer...
Ramener tout devant et tenter d'embrasser ce tas de vies inerte, ces feuillets de pensées amoncelés dans ce désordre familier.
Et n'en rien faire surtout, ne pas les enfermer, ne pas se les ré-approprier. Revoir pour ce qu'ils sont les fantômes détachés laissés sur le chemin. Pour avancer encor ou bien par nostalgie, peut-être aussi un peu.
Un peu...
Comparer un instant, juger -mal, certainement- le travail accompli, les distances parcourues.
On rêvait mieux alors, mais l'on est un peu plus aujourd'hui. Ou du moins on l'espère.
Et peut être qu'un jour, on relira des lignes plus fraîches racontant un Autrefois secret, et elles seront limpides et détachées des autres, puisqu'on aura appris -qui sait ?- à encrer l'indicible.
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